Maïté Wininger : Une plume à suivre

A la rencontre d’un écrivain peu ordinaire

 

Voici une femme au vécu intense, à l’allure fière et à l’abord bienveillant. Tout dit d’elle, dès la première approche qu’elle sait pénétrer la profondeur des choses, sans s’en appesantir de la lourdeur. Son regard pétillant, un brin malicieux, révèle surtout qu’elle s’est suffisamment enrichie de la vie pour être à même d’en restituer un peu du meilleur suc à travers ses écrits romanesques et poétiques. Ce n’est donc pas le fameux : « La vie ne m’apprend rien » qui transpire de sa charmante personne, mais tout le contraire.

Maïté Wininger était au Livre sur la Place à Nancy, lors de la rentrée littéraire 2016, dans le cadre de la présentation de son nouvel ouvrage Ivresse de la Vie, un roman rocambolesque, aussi riche en intrigues qu’abondant en réflexions d’une justesse remarquable. En voici quelques-unes :

« Si la vérité naît de la parole et le pardon de l’oubli, les non-dits se meurent dans l’ombre du silence. »

« D’un champ de désillusions est né un désert d’amertume. »

« Une vie ne s’efface pas à coup de crayon. »

 

Nous l’avons rencontrée pour vous :

Maïté Wininger, qui êtes-vous… ?

L’horreur de la routine m’a poussée à aborder en autodidacte, différentes disciplines.  C’est ainsi qu’un jour, sans jamais avoir tenu une raquette dans les mains, je suis partie à la recherche de sensations nouvelles ! La découverte du tennis,  la compétition, les tournois, m’a comblée un certain temps, jusqu’à  un méchant accident par manque d’échauffement. Le souvenir de mes premiers prix de dessins m’est revenu et je me suis lancée avec succès dans la peinture. Au décès de maman, les couleurs ont cessé de me hanter, c’est ainsi que je suis passée à l’écriture !

Votre rapport à l’écriture… ?

Passionnel, fusionnel, ardu, et d’une telle puissance d’évasion que je suis vite arrivée à écrire au moins six heures par jour, au point de sortir 7 romans en 8 ans, plus un conte pour enfant et 3 recueils de poésies.

Comment en êtes-vous arrivée à écrire et à publier ?

Au décès de maman, entrer dans mon atelier était devenu un supplice. Seize mois plus tard, je lui ai demandé de l’aide et c’est ainsi que l’ordinateur a happé les premières lignes de mon premier roman, intitulé « CES TROIS JOURS-LA ». Sans son aide je n’y serais pas arrivée. A mon insu, ma fille a envoyé mon manuscrit au concours annuel de « femme actuelle » ; il est arrivé finaliste avec « 9 coup de cœur «  du jury ! Voilà comment tout a débuté !

Quelle est votre approche de la chose littéraire ?

Maman adorait lire, et après avoir dévoré mes classiques, je lisais tout ce qui me tombait sous la main, jusqu’à l’arrivée de mes deux filles, et le travail avec mon mari a stoppé net la lecture, par manque de temps.

En quoi vos romans se distinguent-ils des innombrables autres sur le marché littéraire ?

Là, ça serait plutôt à mes lecteurs de vous le dire ! Dans ma démarche, il y a la volonté de les surprendre, de les embarquer dans une fausse direction et j’adore les entendre me dire : je m’attendais à tout, sauf à cette chute » ! Sur fond d’énigme, de mystère, je les accroche dès le départ et je les embarque dans mon délire  !!

Quelles sont vos valeurs ?

Que chaque jour que Dieu nous donne soit une journée d’amour, de justice, de paix… pour mon compte personnel, je me contente de le remercier de protéger ceux que j’aime, d’être toujours en vie, de continuer longtemps d’être auprès de mes filles, mes petites filles, mon mari, ma famille.

Vos motivations ?

Me surprendre pour pouvoir surprendre les autres !

Qu’est-ce qui vous pousse à avancer dans ce domaine ?

La vie, la personnalité de mes personnages me transcendent, je me les accapare, à moins que ce soient eux qui m’habitent. Bref, quand je commence un ouvrage, je ne suis plus libre, je suis leur otage !

Que pensez-vous de cet adage : « Demain sera meilleur. », en considération du climat socio-politique actuel, d’un point de vue mondial ?

Je continue de croire en l’homme, en l’être humain, je veux croire qu’il est doté d’une intelligence, et je veux espérer qu’avec cette intelligence il discernera le bien du mal, pour ne pas courir à sa perte ! Je voudrais qu’il ait foi en la vie, en lui-même, qu’il soit conscient que son passage sur terre n’est pas le fruit du hasard ; je rêve d’un monde meilleur, où notre terre nourricière ne sera pas détruite par sa folie.

Votre vision de l’existence ?

Chaque lever du jour est une récompense, à nous de la mériter !

S’il vous était permis de changer le monde, par quoi commenceriez-vous ?

Sans tomber dans l’utopie, ou la démagogie, mon souhait le plus cher, comme Jésus l’a demandé, serait de prêcher : « aimons-nous les uns les autres… » Nous sommes tous différents, mais cette différence doit nous rendre plus fort. Et l’amour est la clé du bonheur.

Quelle femme pensez-vous être ?

Une esthète de la vie, j’ai des idéaux, ils passent tous par l’esthétisme, intérieur et extérieur, le respect de l’autre, l’élégance de l’âme, la sincérité. Je bannis le mensonge, l’envie, la jalousie et l’hypocrisie. Le bonheur des autres me comble.

Maïté Wininger

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