Le Brexit, un non-sens sans limit

Le Brexit ou la pire des décisions politiques de ces deux derniers siècles

Tandis que le Royaume-Uni n’est plus que l’ombre de lui-même et que le Commonwealth se désagrège également, l’Angleterre s’isole davantage en voulant se séparer aujourd’hui de l’Union Européenne.

Ceci, d’autant plus que les forces politico-économiques se réorganisent et se répartissent dorénavant à l’échelle continentale. À l’heure où l’Asie fait bloc autour de la Chine avec l’Australie, qui fait un choix décisif dans ce même sens afin de ne pas se retrouver seule, peut-on qualifier d’opportune et d’avisée la décision de l’Angleterre de vouloir faire cavalier seul face aux nouveaux défis économiques, politiques, environnementaux et sanitaires auxquels devra faire face l’humanité, à l’avenir ?

Le monde réalise aujourd’hui l’aberration dans laquelle l’a plongé la guerre froide ayant divisé la planète durant une bonne moitié du XXe siècle et bien au-delà. La vision basse et réductrice qui consistait à n’envisager le monde qu’en termes des blocs Est-Ouest, avec les partisans du communisme contre ceux du capitalisme, est aujourd’hui rétrograde et plus que décriée. Les peuples se réveillent enfin, conscients de la dimension mesquine et opportuniste de ces deux idéologies qui n’ont jamais engendré rien d’autre que la destruction et le désarroi à l’échelle planétaire.

Diviser pour mieux régner fut le leitmotiv des anciennes puissances mondiales ayant pris en otage le vouloir du grand nombre, pour mieux asservir les masses populaires et aliéner les esprits, partout, dans l’unique but de les soumettre à des idées néfastes, contraires à celles pouvant mener à leur plein épanouissement.

Grâce à sa jeunesse, les États-Unis d’Amérique sont en train de réaliser, à leur tour, que l’heure n’est plus aux anciennes dissensions intestines, liées à cette ancienne guerre des idées ne reposant sur aucun fondement sain. Ils comprennent, qui plus est, qu’il est dans leur intérêt de renoncer aux idées suprémacistes, quelles qu’elles soient, dans le but de refonder leurs valeurs sur l’essentiel de ce qui permet à une nation de protéger ses enfants et de veiller à leur bien-être.

Alors, faut-il être mage, sage ou encore un esprit hautement éclairé pour comprendre l’absurdité de ce choix à la fois politique et économiques que fait aujourd’hui la Grande Bretagne, peut-être bien au détriment de son propre peuple ? Comment ne pas entrevoir de bonne heure les conséquences désastreuses auxquelles seront inévitablement confrontés les millions « brexités » quand sonnera l’heure du dur réveil, face à une réalité aux allures cauchemardesques d’un monde incertain subissant actuellement graves turbulences ?

L’Angleterre n’aura-t-elle été pendant longtemps l’une des puissances phares de l’humanité que pour finir ainsi, tel un bateau ivre, à la dérive, ballotté par des vents contraires, alors même que s’annonce une tempête sans précédent pour l’humanité, à tous les niveaux : politique, économique, environnemental et sociologique ?

L’Union Européenne, elle-même, gagnerait davantage à s’allier à la Russie dans le cadre d’un rapprochement stratégique et salutaire, si tant est que l’une et l’autre des deux parties soient prêtes à consentir aux compromis indispensables à cette fin. Lorsqu’elles comprendront que leurs destinées sont liées de façon indéniable, bien plus qu’il n’y paraît, peut-être cette perspective sera t-elle envisageable.


L’Afrique devra tout aussi bien établir les bases ainsi que les mesures et les moyens pouvant lui permettre de se reconstruire en tant qu’une force continentale digne et respectable, à tout point de vue. La création de ce que nous appelons les Nations Unies d’Afrique (NUA) ou the United Nations of Africa (UNA) devient urgente et indispensable. Une telle instance dotée de pouvoirs politiques, législatifs et administratifs fédérateurs pourra assurément aider l’ensemble des peuples, encore sous la férule des puissances mondiales, sans réelle considération pour eux, à se réorganiser en vue de tendre résolument vers l’autosuffisance économique et vers un corps politique d’envergure, seuls gages de la véritable liberté.

L’Angleterre n’est dès lors pas la seule concernée par les risques liés à un positionnement géopolitique et économique inadéquat, pour ce qui concerne l’avenir, mais nous ne pouvons demeurer insensibles au sort de cette Nation dotée par ailleurs de valeurs potentielles, à n’en point douter.

Si la solitude est un bien appréciable en temps normal, en période de crise, l’aide d’autrui est plus que souhaitable et peut s’avérer parfois profitable.

Eurydice Reinert Cend

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