Mo Morisson et l’Art : une passion, un engagement

A la découverte de l’art, exploré avec originalité et panache par un créateur aussi humble que talentueux, Mo Morisson… 

 eurynews2016momorisson

Cet été, Mo Morisson a réjoui un large public venu admirer, entre autres, ses œuvres au Royal Hôtel de Luxembourg-ville, dans le cadre d’une superbe exposition collective. C’est face à de magnifiques tableaux, saisissants d’originalité et de beauté, que le visiteur a pu admirer la touche remarquable de cet artiste incontournable dans la grande région des quatre frontières. Un feu d’artifice de couleurs, savamment travaillées, invite d’emblée le regard à s’attarder sur les toiles grandioses, aussi bien par la taille que par le talent, du créateur lorrain qui s’y exprime avec force et conviction.

C’est un ensemble de tableaux, moins colorés mais tout aussi travaillés et riches de sens, tant par les thématiques explorées que par une approche artistique spécifique que propose Mo, dans le cadre de l’exposition qui lui est actuellement consacrée au Loft Design By, toujours au Grand-Duché du Luxembourg.

Nous l’avons interviewé pour vous sur son parcours, sur son œuvre, ses aspirations… :

Mo. qui êtes-vous ?

Je ne suis qu’un artiste Plasticien disons pluridisciplinaire…. C’est une marque de fabrique qui s’applique à ma démarche artistique. Mes recherches dans l’utilisation de certaines techniques sont autant de prétextes à me donner les outils avec lesquels j’exprime des émotions qui, je l’espère, se ressentent dans mon travail.

Quel est le fil conducteur de l’exposition STEMPEL qui a court actuellement au Luxembourg, dans les locaux du Loft design by ?

Loft Design By m’a accroché par son design et, je suis friand de design. L’exposition est prolongée d’une semaine. Le Travail STEMPEL (Tampon) possède une double vision du graphique. A distance réglementaire, l’image ressemble à du fusain, du crayon voire de l’acrylique plate. En se rapprochant, l’œil distingue les lettres et motifs des tampons encreurs de bureau que je détourne pour créer ces portraits et autres sujets. J’aime beaucoup rester interactif avec le public et obliger celui-ci à découvrir par lui-même les procédés qui animent mes travaux. Voir mes boites robotiques appelées PAY-CASH – marque déposée- que j’ai exposé à la Galerie Schortgen pour la première fois en 2013.

Qu’est-ce qui vous passionne dans l’art ?

Après l’étude, la préparation, la conception, la création est une chose qui me procure beaucoup de plaisir. De plus, j’ai l’impression que tout le vécu antérieur apparait sous différentes formes dans les œuvres. Toutes les expériences reviennent périodiquement à la surface d’une manière incontrôlable, sous des visages divers et variés. J’aime l’aspect conceptuel des œuvres d’Art ce qui n’est pas fait pour faciliter l’approche du public lambda, voir certaines Galeries qui ne sont pas trop attachées au discours d’artiste, qui peut ennuyer le client…

Parlez-nous de votre parcours :

Voilà cinq ans que je me consacre uniquement à mes travaux. Ma formation de Sophrologue-relaxologue et des expériences variées dans la direction d’équipes sportives, m’ont, sans doute, amenées à m’intéresser au vécu de chacun, à notre société, aux enjeux ainsi qu’aux pratiques plus ou moins morale des dirigeants de notre planète. Tout ceci a créé un besoin d’exprimer ces émotions, de vouloir combattre certains démons. La suite c’est une recherche artistique, des hauts, des bas, des moments forts et des rencontres incroyablement riches et formatrices.

Qu’est-ce qui fait selon vous votre particularité en tant qu’artiste-peintre ?

Artiste peintre n’est pas tout à fait ma définition… je me définis comme pluridisciplinaire et plus plasticien que « peintre » comme les gens l’entendent. Autodidacte, je ne possède aucune des techniques officiellement répertoriée. Je me dis « Petit Fils de Dada » car cette époque et ce mouvement me colle à la peau. Ma priorité n’est pas le « beau » et j’ai besoin de marquer parfois mon dégout de certains actes humains «  inhumains ». C’est une chose que j’ai voulu soigner car les achats sont souvent liés aux œuvres « bien faites », mais je n’y arrive pas, donc nous verrons bien…

 

Vivez-vous exclusivement de votre art ?

Vivre de son Art est un luxe pour la grande majorité des artistes. Je n’ai aucune aide de quelque gouvernement qu’il soit et pourtant les choses se passent bien. Evidemment, comme beaucoup, je ne suis pas contre un coup de pouce.

Quelles sont vos valeurs ?

Comme tout le monde je pense,  j’ai eu quelques soucis avec des gens qui se disent Galeristes, Artistes voir Clients ou Visiteurs lors d’une exposition et qui ne respectent pas plus leur personne que le reste de la planète. Je suis très sensible à l’injustice qui sévie, un peu partout, dans la vie de tous les jours. C’est devenu une banalité et cela me touche beaucoup. Si cela peut vous rassurer … cela ne changera pas.

Vos motivations ?

Pour l’instant ma motivation première est de trouver un Galeriste qui présente mon travail et défend l’artiste… Je respecte les Galeristes engagés dans un Mouvement Artistique fait de passion, d’envie de détermination, de projets. J’ai toujours exprimé mon intérêt envers les Galeries car je suis persuadé que c’est par là que le public peut arriver à « Aimer Cela ». Reste à trouver le bon compromis entre le côté financier et l’artistique. Je me suis sauvé des accrocheurs d’Art en tout genre et préfère ne pas exposer que d’être le « sponsor » de certains endroits qui exposent avant tout la quittance de location du lieu…

Qu’est-ce qui vous stimule le plus dans ce métier ?

Je pense que c’est la création, les projets, les challenges qui me font vivre cet « état d’artiste » avec une belle intensité.

Votre vision de l’avenir ?

L’avenir serait bien beau si un réseau de galeries et d’endroits d’exposition me permettraient de proposer mes œuvres au grand public. Je ne dois pas être le seul à penser cela…

Votre vision de l’existence ?

« Nous ne sortirons pas vivant d’ici… » Donc, profitons de l’instant présent. Malgré mon engagement dans cette démarche artistique de tous les jours (voir toutes les nuits), la vie aux côtés de mes proches est un équilibre incontournable pour moi. Pas de travail sans  le sentiment d’être « bien » entouré et de sentir un certain bonheur passer par ici.

Si vous pouviez changer le cours des choses dans le monde actuel, que feriez-vous ?

J’ai imaginé « Régal Park », un monde fait de Treize Mégalopoles (toujours graphiquement faites au tampon et dateur de bureau). Ce monde imaginaire à pour capitale New-Helvetar qui détient la Banque Babylone. Cette banque originaire de l’ex-Suisse, travaille pour le bien-être de la population du pays. Vision de science-fiction ?

Quel homme êtes-vous ? …….. Si un joker est disponible… je prends.

Bravo à Mo, un artiste dont les valeurs humanistes forcent le respect, plein succès à lui dans ses entreprises créatrices.

Son site Web : Morisson-Art

Sa page Facebook

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